cours de karaté à Paris 14

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voir aussi ce lien " les grands senseï"

 
Le karaté de l'inde à Okinawa
    Le secret et les légendes qui entourent le développement des arts martiaux rendent difficile la reconstitution de l'histoire du Karaté. Le point commun de presque tous les arts martiaux, est qu'ils puisent leur origine dans le temple de Shaolin.
Légende ou réalité, vers le début du VIème siècle, un moine bouddhiste venu de l'Inde, du nom de Bodhidharma, arriva au monastère de Shaolin. Il initie ses disciples à des techniques respiratoires, et leur apprend des exercices destinés à s'endurcir ainsi qu'à se défendre lors de leurs fréquents voyages. L'enseignement de Bodhidharma, qui affirme que la vérité ultime ne saurait être atteinte sans le développement harmonieux du corps et de l'esprit, influença l'évolution ultérieure des arts martiaux.
La légende raconte que plus tard, le temple Shaolin aurait été détruit dans un incendie, et que les moines survivants se seraient dispersés à travers la Chine, propageant leur art de combat sous le nom de Shaolin Su Kempo.
     Le karaté de l'inde à Okinawa jka paris  Durant la dynastie Ming, l'île passera sous la domination chinoise. Hasshi, nouveau roi de la dynastie locale Sho, interdit toutes les armes sur l'île. Les insulaires n'ont d'autre défense que leurs techniques de combat locale, trois dans toute l'île : le Shuri-Te, le Naha-Te et le Tomari-Te, du nom des trois villes principales. Les contacts de plus en plus abondants avec les commerçants et émissaires chinois introduit parallèlement l'art du poing (kempo) chinois chez les habitants, et de nouvelles techniques se greffent aux styles de combat des trois régions de l'île.
      En 1609, Shimazu, seigneur féodal du clan de Satsuma, conquiert les Ryu-Kyu, dont Okinawa. Lui aussi y interdit les armes. Naha, la Capitale, est investie de samouraïs et de militaires. Les habitants réagissent en s'entraînant avec une vigueur sans pareille à leur nouvelle forme de combat, résultant de la fusion des styles locaux et du kempo chinois. C'est l'Okinawa-Te, ou le To-De.
     C'est au cours de ce siècle que se produisit la véritable synthèse du " Te " local et des arts martiaux chinois originaires du temple de Shaolin qui devait aboutir   progressivement au " To-de ", ancêtre du Karaté actuel.On s'entraîne en secret, la nuit, entre disciples de confiance. L'enseignement de maître à disciple se fait oralement, et par l'intermédiaire des katas. Les pieds, les mains deviennent des armes redoutables; le karatéka doit parfois rivaliser contre le sabre. Chaque mouvement est systématisé afin d'atteindre son efficacité totale; aucun artifice n'est conservé, tout souci esthétique est retranché. Les méthodes de luxation, de renversement et de strangulation sont reléguées au rang secondaire. Seul le coup fatal est conservé, celui qui permet de vaincre à coup sûr l'adversaire.
    L'étape la plus importante pour le développement de cet art fut franchie au début du XXème siècle par le maître Asato Itosu qui réussit à introduire le Karaté comme complément à l'éducation physique dans les écoles de l'île.

Le karaté d'Okinawa au japon :Le karaté d'Okinawa au japon :

       C'est Gichin Funakoshi, originaire de Shuri, qui importa le karaté d'Okinawa au Japon. Son enseignement est assez proche de celui que l'on dispensait à okinawa. Les transformations les plus flagrantes que l'on retrouve dans le Shotokan actuel sont dues à son fils Yoshitaka qui introduisit des exercices de combat et adaptera la pratique du karaté à la tradition japonaise.

 

 La naissance du Shotokan :       En 1922, il présente pour la première fois le karaté aux japonais et plus tard sur l'invitation de Jigoro Kano, le fondateur du judo, il montrera son art au Kodokan. Il décide de rester dans cette ville, et en 1938 fonde son propre dojo qu'il appellera le Shotokan.
     C'est lors d'une démonstration en 1922 sur Honshu, la principale île japonaise, que Maître Funakoshi fit reconnaître le Karaté-do comme Budo devant l'ensemble des Maîtres des différentes disciplines du Budokai. Cette démonstration se déroula grâce à son ami le Maître Jigoro Kano, fondateur du Judo, et Maître Funakoshi ne reviendra pas à Okinawa. Laissant famille et emploi, il enseignera son art en vivant d’un emploi de concierge. Les élèves commencèrent à affluer, et en 1935, ils créèrent l’association Shotokai pour soutenir leur Maître. Après avoir assuré dans divers dojos la renommée du Karaté-do, que Maître Funakoshi traduisit comme « la voie de la main vide », il construisit en 1936 son propre dojo, le "Dainippon Karate-do Shotokan Dojo", qui fut détruit en 1945 sous les bombardements. Son fils Yoshikata "Gigo" Funakoshi décéda en 1948. En 1949, quand le Maître Funakoshi créa la JKA (Japan Karate Association), le Karaté-do était déjà enseigné dans les universités et dans tout le pays. Mais dès le début des années 50.

     La JKA ou Japan Karaté Association ( Nihon karaté kiokaï )La JKA ou Japan Karaté Association ( Nihon karaté kiokaï )
     Au lendemain de la défaite du Japon, il y crée la Nihon Karaté Kyokai, c'est-à-dire la Japan Karate Association (JKA), pour unir tous les styles de Karaté.
     En 1957, suite au décès de Funakoshi Gichin a lieu une scission entre les anciens (Egami, Hironishi etc...) qui retourne au Shotokaï et les modernes ( Nakayama, Nishiyama, Kase etc..) qui défendent l'idée de la compétition.
     C'est ainsi qu'est née La JKA qui a promu le karaté et plus particulièrement le Shotokan en envoyant de Grands instructeurs tel que Kase (France ), Nishiyama ( US ), Okazaki ( US ) , Mikami ( US ), Kanazawa(UK), Enoeda ( US ), Shiraï ( Italy), Miazaki ( Belgique ), Ochi ( Allemagne ) ou au travers de grands compétiteurs des années 70 comme Yahara, Tanaka, Osaka etc...
     En 1987, mort de Senseï Nakayama qui a pour effet d'éloigner Senseï Kase de la JKA mais surtout de scinder à nouveau l'association en deux courants, celui de Suguira, Ueki, Enoeda, Tanaka, Ida, Osaka d'une part au courant moins nombreux d'Asaï, Abe et Yahara, d'autres part.
     Suite à une bataille juridique acharnée pour rester dépositaire du label JKA, c'est le courant de Suguira (l'actuel chef instructeur ) qui l'emporte, les seconds eux se dissoudrons pour former chacun leurs organisations.

 La JKA aujourd'hui a retrouvé sa stabilité d'antan et continue de former une vraie génération de nouveau instructeurs. Collégialement elle oeuvre à défendre l'idée d'un Karaté autre que sportif mais comme un budo.La JKA aujourd'hui !


 
  La JKA aujourd'hui a retrouvé sa stabilité d'antan et continue de former une vraie génération de nouveau instructeurs. Collégialement elle oeuvre à défendre l'idée d'un Karaté autre que sportif mais comme un budo.
  Elle a retrouvé son dynamisme d'antan autour de senseï Ueki qui devient peu à peu sa figure emblématique comme l'était Nakayama senseï en d'autres temps. On sent en lui son désir de faire progresser l'idée du Budo et de continuer à promouvoir cette idée et ce Karaté. Il est à présent le nouveau chef instructeur.


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